La ferme ambulante des débroussailleuses

C’est quoi ?

Les débroussailleuses, c’est un troupeau d’une trentaine de chèvres et brebis, des bergers volontaires et débrouillards (des), un attirail nomade, de la disponibilité et la passion de l’élevage moderne et alternatif.

Histoire

Notre histoire commence avec la ferme ambulante des débroussailleuses. Au départ, un tout petit troupeau de trois chèvres pleines acquises par Sarah Plantier en 2013. Rapidement, le troupeau passe de trois à six chèvres puis deux « moutons biberons » viennent les rejoindre.

Nous avons eu l’idée de faire de l’écopâturage, ou débroussaillage écologique, durant l’hiver 2013, en accompagnant sur le Plateau de Sault, dans les Pyrénées, des cavaliers nomades qui se rendaient au Portugal. Pas si simple alors de savoir où mettre les chèvres. Nous les avons alors laissé dans un terrain vague d’Espézel et ce fut le déclic ! Etant donné que nous voulions voyager avec les chèvres, au lieu de s’embêter à demander, un peu gênés, si nous pouvions les laisser sur un terrain, pourquoi ne pas inverser le sens de l’échange ? Pourquoi ne pas faire valoir qu’elles peuvent beaucoup apporter ?

Il faut dire que les expériences autour de la gratuité nous poussaient à ce moment à réfléchir intensément sur la nature, le sens et la finalité de l’échange. Est-ce l’auto-stoppeur qui donne sa présence au conducteur ou le conducteur qui donne un voyage à l’auto-stoppeur ? Voilà les questions que nous nous posions à ce moment, et que nous continuons d’ailleurs à nous poser.

L’idée de proposer du débroussaillage écologique pour voyager nous est donc apparue tout à fait naturelle. Et en fouillant un peu sur Internet, nous nous sommes alors aperçus que d’autres avant nous avaient également eu l’idée. Alors en avant !

Au départ, espérant voyager avec les chèvres le long du canal du midi, nous avons contacté, un peu au hasard, VNF qui a répondu favorablement à notre projet, à titre expérimental. Durant l’été 2014, nous avons ainsi débroussaillé les berges du canal près de Toulouse, tout en dormant sur un petit bateau que nous avions ramené de La Rochelle. Une expérience inoubliable !

Ensuite, les pérégrinations du troupeau se sont enchaînées et le troupeau a voyagé un peu partout en Occitanie. Il continue aujourd’hui à se déplacer au gré de nos envies et de ses envies, bien sûr, voguant par dessus les herbes et même au delà !